Je n'ai jamais montré mes romans en cours.

J'ai demandé l'autorisation à ma binomette Babelle. Parce qu'on a tellement adoré écrire un premier roman ensemble, qu'on vient de remettre ça et c'est le pied ! Faut dire, c'te Babelle, elle déchire comme disent les djeuns (et nos personnages !).

Allez, j'vous montre le début de ma partie (et je garde le titre secret, na !) :

"Je tapotais rageusement sur mon clavier.

J'ai monté le son, ça ne suffisait pas à couvrir la musique qui venait du salon.

Ca recommençait, et ça recommençait de plus en plus souvent.

A chaque fois ce chanteur mielleux, le volume à fond... cloitrée dans ma minuscule chambre, j'imaginais le reste. Elle devait encore être complètement ivre, en train de danser et tituber dans le salon, renversant le dernier vase premier prix acheté pour remplacer celui qu'elle avait cassé la semaine précédente.

Ensuite, ça serait les cris, les pleurs. Et encore des cris.

La dernière fois, les voisins étaient venus tambouriner à la porte en nous injuriant. Ils auraient mieux fait d'appeler direct les flics ! Mais ils avaient trop peur de ma mère, tout le monde dans le coin la surnommait « la folle dingue ». Ou « la furie », c'est selon.

C'était pas tout à fait injustifié, fallait être réaliste. Mes joues faisaient souvent les frais de ses colères. Pour un oui, pour un non ou pour un rien du tout. Même le postier s'était pris une baffe hier ! Tout ça parce qu'il apportait des rappels de facture ! Le pauvre, il avait rien demandé ! Mais au moins, c'était pas sur ma tronche que ça tombait !

..."